Archive for the ‘Projects’ Category

Deux fois la même ville / the same city twice / june 7th – august 23th 2009

Samedi, septembre 26th, 2009

 

 

 

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crédit photo : Aurélien Mole.

 

Mark Geffriaud, Atome à l’heure du thé.


Installation, affiche, projection lumière, feuilles de papier et de livre. Au 5 place Mossé

 

Julien Crépieux, Reprise de volée


Installation, projecteur de diapositives, télévisions. Au 2 rue Albert Morlon.

 

Claude Lévêque, Le réveil de la jeunesse empoisonnée.

Néon. Au 11 rue des Récollets.

 

Dominique Blais, Contact

Ampoules, émetteur radio. Au 7 rue du Fer.

 

Chloé Dugit Gros, Just an illusion

Installation, modules en bois et en métal, miroir, moquette noire, lampes. Au 30 rue Saint-Etienne.

 

Julien Discrit, I believe in yesterday

Installation, caméra, ventilateur, néon, moniteur. Au 12 rue de la Barre.

 

 Aurélie Godard, Moby dick

Installation, medium, plâtre, enduit. Au 14 rue de la Barre

 

+ exposition à la galerie Arko des archives de l’APAC

Carton de l’exposition Jour de chance dans un appartement HLM du quartier de Banlay, Nevers, octobre – décembre 1992.

 

voir une sélection d’archives de l’apac en pdf

liens vers le site des archives de l’APAC

 

Archive project : The man who shot Liberty Valance

Jeudi, mars 5th, 2009

Invité par Raphaël Julliard / Galerie J, Genève, le 5 mars 2009 à 18h

 





 

Chers tous (prénoms),

 

Il y a 355 ans, Madeleine de Scudéry mettait un terme à son voyage au pays de Tendre qui l’avait menée de Nouvelle Amitié jusqu’aux rivages de la Mer Dangereuse. À l’horizon se devinaient les côtes des Terres Inconnues dont elle semblait confier l’exploration aux générations futures. C’est là, vous vous en souvenez sans doute, qu’avait débuté notre propre expédition, The Man who shot Liberty Valance, qui devait elle aussi être interrompue par l’obstacle d’un nouvel océan.

Sans témoins, l’existence même de cette traversée, dont l’imagination est le véhicule, ne repose que sur sa documentation. Son récit en pointillé est fait de grandes plages d’espaces vierges entre une photo et une lettre, une carte postale et un journal…

C’est la raison pour laquelle nous avons déterré nos archives et que nous vous invitons aujourd’hui à les compléter, les modifier, les interpréter, voire les inventer. Cette compilation collective (qui sera éditée sous la forme d’une boîte d’archives) s’inspire en cela du Voyager Golden Record constituée en 1977 par un comité regroupé autour de Carl Sagan et destinée à accompagner la sonde Voyager dans sa dérive. La capsule temporelle que nous vous invitons à remplir avec nous sera elle aussi, nous l’espérons, à la fois un objet de mémoire et de fabulation.

La boîte mêlera vos contributions à certaines de nos archives de manière à créer une indétermination de statut et de lecture des documents eux-mêmes. L’ensemble sera empilé, non broché et sans souci chronologique. Le format de votre proposition doit tenir dans un un A3 maximum (votre document peut être plus petit, et/ou inséré dans une page A3) et uniquement recto. La boîte sera éditée en trois exemplaires et mise en vente à la galerie J à Genève, le 19 mars 2009 à 18h. La galerie J est une voiture, garée et ouverte les soirs de vernissages (une version parisienne est garée depuis septembre 2008 à côté de la galerie Emmanuel Perrotin). Le prix de vente n’est pas encore fixé. Nous avons un petit budget qui couvrira les frais de production des boites.

Vous trouverez la sélection des documents dans deux dossiers à télécharger.

Nous aimerions beaucoup que vous participiez tous et nous espérons avoir vos propositions par mail le 5 mars 2009. Nous savons que le délai est court, la galerie extérieure travaille dans l’urgence ! Votre proposition est libre et peut être très simple, nous comptons sur vos réactions spontanées. Si vous avez besoin de certains documents en meilleure définition, n’hésitez pas à nous les demander.

Nous vous remercions de nous tenir au courant de votre participation,

 

On the road again.


Mark & Géraldine

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le troisième paradis / the third paradise may 14th – june 6th 2008

Mardi, décembre 23rd, 2008

 

ttparadis

 

 

Exposition et programmation réalisée avec Jeanne Granger, sous une invitation de Glassbox.

Avec Céline Ahond, Yann Geffriaud, Aurélie Godard, Lilli Hartmann, Charlie Jeffery & Dan Robinson, Pierre Leguillon, Lily Monsaingeon & Julie Rothhahn, Perroquet tout s’écroule (redux), Julia Rometti, Elodie Royer & Yoann Gourmel, Eric Stephany. 

 

carton le troisième paradis Glassbox

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hors de la capitale et au-delà de ses fonctions premières de résidence, la Cité Internationale Universitaire (CIUP) se présente comme le prototype d’un monde autonome où se développe un modèle de vie idéalisé et universaliste. L’éclectisme architectural des différents pavillons et le cosmopolitisme des habitants témoignent de cette volonté de rassembler les nations dans un monde réconcilié.

La Ciup est une île alimentée par le flux d’une population sans cesse renouvelée et délimitée par ses propres frontières temporelles. Le troisième paradis s’inscrit dans ce tempo et se présente comme un appareillage de ces phénomènes. Elle prend la forme de six rendez-vous artistiques où se rencontrent dans des formats très différents les propositions d’artistes, d’historiens, de musiciens, de critiques d’art et de designers culinaires. Ces rendez vous, propices aux échanges et aux rencontres au sein même de la communauté, mettra en apparence ce qui se travaille et s’organise dans la pluralité des idées et des usages.

Les rendez vous du troisième paradis sont des propositions aux formes variables, transformables au gré du temps et adaptables selon les besoins. A commencer par celle d’Eric Stephany, sculpture pavillonnaire accueillant tout à tour les projections des films de Lilli Hartmann et de La Promesse de l’écran de Pierre Leguillon avec en entracte des rafraichissements du brasseur Yann Geffriaud. Tandis que Perroquet tout s’écroule, introduit par une performance de Céline Ahond, proposera un set de musique improvisée, le film de Julia Rometti sera projeté lors des variations sur barbecue préparées par les designers culinaires Julie Rothhahn et Lily Monsaingeon. L’oeuvre d’Aurélie Godard évoquera quant à elle les formes ramassées des bunkers de bord de mer, pour mieux se fragmenter par la suite en module d’accueil pour les lectures d’Elodie Royer et Yoann Gourmel, ainsi que la performance du Mud Office de Charlie Jeffery.

 

 

 

 

 

more pictures on www.glassbox.fr

En Marche / On walk – 4th May 2008

Dimanche, mai 4th, 2008

 

Avec / With : Fayçal Baghriche, Dector & Dupuy, Ben Kinmont, Seul Gi Lee et Thorsten Streichardt. 


Une proposition de Keren Detton et Géraldine Longueville.

Dimanche 4 mai 2008, devant le magasin « Long photo » au 69, rue de Belleville, Paris 19e, départ à 16h.

Crédit photo : Paolo Code

 

Listen Keren Detton’s talking

 See the movie made by Julien Crepieux

 

Listen the review made by Julie Pellegrin on France Culture radio

 

 

 

 

 

 

 

Ben Kinmont, Street Projects, 2005-2008
Publication photocopiée produite et distribuée dans la rue le 4 mai 2008.
Cette publication est le catalogue de l’exposition Street Projects, réunissant des travaux réalisés dans la rue par différents artistes. Cette exposition a été organisée par Bridget Barnhart, Julia DeGuzman, Anne Devine, Jennifer Durban, Amanda Herman, David Maisel, Jessica Martin, Matthew Paulson, Boyd Richard, et Mark Rodriguez. Le catalogue a été élaboré et imprimé dans la rue puis distribué aux passants le 3 décembre 2005 à San Francisco. Il a été réimprimé pour les marcheurs de la galerie extérieure dans la boutique Long Photo à Belleville, Paris, et était disponible au magasin toute la journée à prix coûtant.
 

 

 

Dector & Dupuy

"Michel Dector et Michel Dupuy travaillent depuis plus de vingt ans à partir des signes, objets ou mots glanés dans l’espace urbain et attirent plus particulièrement l’attention sur les traces de conflits et de revendications. Connus pour leurs visites guidées, ils trouvent dans l’espace public des endroits qui témoignent d’une scission entre le dessein politique (une volonté de s’inscrire dans l’histoire) et les usages singuliers (les pratiques quotidiennes des passants). À partir de repérages minutieux, ils pointent certaines configurations insolites, des matériaux, des formes et des couleurs, dont ils analysent les modes d’apparition. Leurs trouvailles sont décrites sans perdre de vue leurs qualités plastiques. Le ton scientifique et l’enchaînement logique des descriptions provoquent souvent la surprise, sèment le doute ou font sourire. En s’attachant aux moindres détails, leurs dérives urbaines et langagières mettent au jour une image inconsciente de la société". Keren Detton

 

 

 

Thorsten Streichardt, Shell Chip (04.05.08)
Prélèvements sur bâtiments publics

1. Piscine Pailleron :
"I am looking for shells.
But even here I cannot find them.
So I have to make them on my own."

Je cherche des coquillages
Mais même ici je n’arrive pas à en trouver [nous sommes devant une piscine]
Donc je vais les fabriquer moi-même

2. Lycée Henri Bergson:
"Who took these enormous shells?
I will take a smaller one."

Qui a pris ces énormes coquillages?
Je vais en prendre un plus petit.

3. Mairie, backside [derrière la Mairie du 19e]
"May I take part here?
Where exactly do you want me to take it?"

Puis-je prendre part ici?
Où voudriez-vous que je le prenne?
 

 

 

Seul Gi Lee, Sans titre (04.05.08.)

Une fille armée d’un grand bouquet de roses marche à contre courant de l’itinéraire prévu. Lorsqu’elle croise le groupe de marcheur, elle les frappe de son bouquet et continue son chemin comme si de rien n’était.

 

Fayçal Baghriche, Philippe, 2008
Mannequin plastique, tissu lycra doré, masque, socle bois, 210 x 50 x 25 cm

Le degré zéro de la sculpture vivante. Philippe imite les artistes qui imitent les statues. Dès le matin, elle est installée par l’artiste dans différents lieux touristiques parisiens pour finir sur le parcours des marcheurs. Cette pièce est un leurre dont le mécanisme est révélé à chaque installation.

In the maison flottante, cneai, with La galerie des locataires and Pierre Leguillon

Mardi, avril 1st, 2008

lagaleriedeslocatairescneaiavril2007

 Photo et scans : Pierre Leguillon.

Travail sur les archives de La Galerie des Locataires avec ida Biard et Pierre Leguillon, en résidence à la maison flottante, le Cneai, avril 2007.

Work on La galerie des Locataires’ archives, with Ida Biard and Pierre Leguillon, Maison flottante residency, Cneai, Chatou, avril 2007.

 

 

 

Ida Biard et Andre Cadere discutent. 1973. Ida Biard and Andre Cadere were talking. 1973.

 

Ida Biard en télépathie avec Balint Szombathy. 1974. Ida Biard in telepathy with Balint Szombathy in 1974.

 

 

Carton d’invitation de l’exposition de Balint Szombathy, Paris, Novi Sad, 25 septembre 1974. Invitation card to Balint Szombathy’s show, Paris, Novi Sad, september 25th 1974.

 

 

Lettre de Balint Szombathy à Ida Biard, 1974. Letter from Balint Szombathy to Ida Biard, 1974.

 

Ida Biard colle sur les murs de Budapest les fameuses bandes imprimées de Daniel Buren, 1974. Ida Biard was sticking on the Budapest’s walls the famous Daniel Buren’s printed stripes in 1974.

 

Envoi de Vazan à la Galerie des locataires, non-daté. Shipment from Vazan to la Galerie des locataires, undated.

 


Ecriteau pour le train Paris/Zagreb réalisé lors du projet itinérant Simplon Express, 1989. Sign for the Paris/Zagreb train made for the travelling project Simplon Express, 1989.

 

Céline Ahond is a speaker Corner, october 4th 2007

Jeudi, octobre 4th, 2007

Le jeudi 4 octobre 2007 à 18h Céline Ahond prend la parole et ses images au square Chanoine Viollet, Paris XIVe.

 

Collectionneuse et rapporteuse d’images et de récits en tout genre, Céline Ahond propose de prendre la parole au square Chanoine Viollet dans le XIVe arrondissement à Paris. A mi-chemin entre l’étude historique et la divagation, les conférences de Céline Ahond se construisent autour d’une collection d’informations organisées comme un fonds documentaire subjectif dans lequel elle puise généreusement des éléments visuels, formels et narratifs pour construire son propre récit. La conférence (J’ai peut-être retrouvé Marilyn Monroe, 2007), la permanence dans un lieu public (Permanence Cafétéria au Flunch des Halles, avec Cécile Bicler et Julie Vayssière, 2007), le livre explosable (Vernissage, 2006 en collaboration avec François Thibaut), le don aux bibliothèques publics (Souvenir de la donation à la biliothèque de l’Esad Strasbourg, 2003) sont autant de formes de transmission choisies par l’artiste, soucieuse de vivre et de partager des moments en commun.
 

Crédit photo : Paolo Code.

 

 

 

 

 

 

The man who shot Liberty Valance

Mardi, janvier 30th, 2007

17 janvier – 13 fevrier 2007/ January 17th – February 13th 2007

Etats-Unis / United States, dans les villes de / in the cities of Freedom, Love, Unity, Joy, Independence, Triumph, Comfort, Utopia, Pride, Truth or Consequences, Hope et Harmony.

Avec / With Aurélien Froment, Alessandro Nassiri, Jean Barberis, Aurélie Godard, Eric Stephany, Pierre Joseph, Renaud Auguste Dormeuil, Bruno Persat, Julien Bismuth, Dominique Blais, Mark Geffriaud, Virginie Yassef, Pierre Leguillon.
 

La simple évocation de la traversée des Etats-unis convoque tout un catalogue d’images, de récits et de paysages puisés dans le fonds commun d’un imaginaire rabâché. Toute la symbolique et la mythologie du pays désignent cette terre supposément vierge comme la surface de projection d’un rêve collectif. De fait, la toponymie du territoire dessine également la cartographie mentale et allégorique de ses habitants : Liberty, Glory, Honor, Love, Truth… sont autant de noms de rues, d’avenues, de quartiers ou de villes dont la récurrence n’étonne guère plus que les touristes et les historiens.
Des premiers pionniers du XVIIe siècle aux communautés utopiques du XIXe, plusieurs générations ont partagé la même volonté d’occuper et d’aménager le territoire de manière à ce qu’il corresponde à leurs aspirations, notamment en baptisant leurs colonies d’après les valeurs morales et religieuses qui les ont poussées à s’y établir. Ce mode d’implantation tautologique qui rend possible une phrase comme « I spend all my life in Joy » rend compte avant tout d’un processus d’auto-persuasion qui tend à faire de l’optimisme un Etat permanent.
Ces villes oubliées – ne dépassant que rarement la taille d’un hameau – fonctionnent comme autant de symboles d’une histoire simplifiée, d’un conte pour enfant qui trouve aujourd’hui sa plus fidèle expression dans la version édulcorée de Walt Disney. Quelque chose de cette naïveté subsiste lorsque l’on entreprend aujourd’hui de traverser l’Amérique en voiture. L’appât de la liberté qui a poussé les colons toujours plus à l’Ouest trouve une sorte d’équivalent symbolique dans l’actuelle tradition du road-movie qui alimente depuis plus de cinquante ans
l’embouteillage de la route de Kerouac.
The man who shot Liberty Valance propose d’emprunter une autre route. À l’instar des premières cartes des Etats-Unis, dessinées au gré des expéditions, et de la carte de Tendre (cartographie émotionnelle du XVIIe siècle), The man who shot Liberty Valence débute par le tracé d’une carte volontairement lacunaire, où ne figure que le nom des villes traversées : Freedom, Love, Justice, Independence, Joy, Glory, Triumph, Comfort, Utopia, Pride, Truth or Consequences, Hope et Harmony.
En spéculant sur un territoire idéalisé, les artistes sont invités à concevoir leurs projets et à anticiper sa réalisation à distance. Les pièces seront réalisées dans chacune des haltes prévues, d’après les formules, instructions ou modes d’emplois transmis par les artistes et ne seront finalisées qu’au moment de la découverte du contexte réel de chaque ville. D’Est en Ouest, The man who shot Liberty Valance dessinera en un mois un nouveau paysage mental et émotionnel des Etats-Unis, parcouru allégoriquement comme une idée qui traverse l’esprit.

 

The simple evocation of a road trip across the US summons a whole catalog of images, stories and landscapes drawn from a collective imaginary. The whole symbolic and mythology of the country designates this supposedly virgin land as a screen for a collective dream. In fact, the toponymy of the territory creates an allegorical mental map of its inhabitants: Liberty, Glory, Honor, Love, Truth… so many streets, avenues, neighborhoods or towns which names no one ponders at, except for tourists and historians.
From the early pioneers of the XVIIth century to the utopian communities of the XIXth century, many generations have shared the same will to occupy and shape the territory in a way that fits their aspirations, notably by naming colonies after the moral and religious values that sprang their creation.These tautological settlements allow for such sentences as "I spend all my life in Joy", an auto persuasion process, leading to a permanent state of optimism.
These forgotten towns (some are hardly villages) symbolize a simplified history, a fairy tale better expressed by its water downed Disney version.
Something of this naïveté still remains in today’s "road trip" culture. The appeal for freedom that kept early settlers to always push towards the West still rings with a symbolic echo in the contemporary road-movie tradition that has been jamming Jack Kerouac’s road with traffic for the past fifty years.
The man who shot Liberty Valance would like to go down an other road. Following the example of the early american maps, redefined with every expedition, and "carte de Tendre" (emotional cartography from the XVIIth century), The man who shot Liberty Valance starts with a voluntarily incomplete map only featuring the name of certain cities : Freedom, Love, Joy, Unity, Independence, Hope, Triumph, Comfort, Utopia, Pride, Truth or Consequences, and Harmony.
While speculating on an idealized territory, artists are invited to conceive their projects and to anticipate their completion from afar. The works will be executed in each stop along the way according to formulas, instructions or users manuals furnished by the artists and will only be finalized upon discovering the real context of each place.
From East to West, The man who shot Liberty Valance will create in a month a new mental and emotional american landscape, crossed allegorically, like an idea crosses the mind.

003 Joy – Eric Stephany

Jeudi, janvier 18th, 2007

Eric Stephany, Here we rest in Joy

On 22 blueprints, Eric Stephany compiled a set of unrealised projects concerning territory and its appropria-
tion. In the light of the morning dawn, the blueprints were hidden in every possible holes in the city, giving the
artist’s projections a place to rest.

Sur 22 impressions bleutées, Eric Stephany a compilé un ensemble de projets non réalisés qui ont trait à la question du territoire et de son appropriation. Dans la lumière du petit matin, les bluesprints ont été glissés un à un dans chaque interstice de la ville offrant aux projections de l’artiste un lieu de repos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

002 – Freedom – Alessandro Nassiri

Mercredi, janvier 17th, 2007

Alessandro Nassiri, Freedom car

Demander à quelques habitants de Freedom leur définition de la liberté. Retranscrire en morse et projeter les phrases dans le ciel en fixant deux mirroirs devant les phares de la voiture.

Ask people in Freedom to give us their definition of freedom. Transcribe into morse code and project the result in the sky with two mirrors in front of the car’s lights.
 

 

 

 

see the movie freedomcar

 

 

 

 

 

 

001 – In every city – Aurelien Froment

Mardi, janvier 16th, 2007

Impression d’Amérique / Impression of America

 

 

 

 

 

 

«Salut Géraldine et Mark,

voici l’idée que j’ai en tête pour votre projet :

Impressions d’Amérique

C’est un voyage fictif en votre compagnie. Il s’agira de poster une carte postale depuis chacune des ville-étapes de votre voyage.

Elles seront de préférence achetées dans la ville-étape ou à proximité (un monument, un site touristique) s’il n’existe pas de carte postale de la ville en question. Elles devront par contre impérativement être postées depuis chacune des villes, de façon à être tamponnées du cachet de la poste locale. Les textes des cartes postales seront pré-écrits et raconteront le déroulement d’un voyage simultané et parallèle au votre.
L’ensemble des douze cartes constituera donc une courte fiction dont les éléments réccurents seront (dans le désordre) : ce que j’imagine de votre projet, le don d’ubiquité, la transparence, l’impression, le western et le land art. Techniquement c’est assez simple. Je vais rédiger chacun des textes, les écrire au crayon à papier sur papier calque que vous transférerez comme un décalcomanie sur les cartes que vous aurez achetées.

J’aurai besoin de votre adresse à New York pour vous envoyer le matériel nécessaire. Dites moi ce que vous en pensez et si vous trouvez ça faisable.

A bientôt,

Aurélien »

 

« Hi Geraldine and Mark,
Here’s the idea I’ve got in mind for your project.

Impressions of America

It’s a fictional trip with me by your side. The idea is to send a postcard from each of the cities you’ll stop in during your trip. They should preferably be bought in these very cities or nearby if you can’t find any (a monument, a tourist site). But they’ll have to be posted in the city itself in order to get the local postmark. The texts will be written in advance and will relate the story of a simultaneous trip, parallel to yours. The twelve postcards put together will compose a short fiction whose recurrent elements will be (in disorder) : what I imagine about your trip, ubiquity, transparency, impression, Wild West and Land Art.
It’s technically rather easy. I’ll write the texts in pencil on tracing paper and you’ll transfer them on the postcards as you do decalcomania.
I’ll need your address in New York to send the necessary material. Let me know what you think about it and if you find it feasible.
Yours,
Aurélien »